Asklépian, libérateur d’énergie au service de vos ambitions Contact

Comprendre

RGPD et RIA : ce que votre organisme doit faire

Deux règlements européens majeurs encadrent aujourd’hui l’usage des données et de l’intelligence artificielle : le règlement général sur la protection des données (RGPD), appliqué depuis le 25 mai 2018, et le règlement sur l’intelligence artificielle (RIA), entré en vigueur le 1er août 2024 et appliqué par étapes. Voici l’essentiel des deux, sans jargon.

Protection des données personnelles

Le RGPD en bref

Qui est concerné ?

Tout organisme, public ou privé, qui collecte, stocke, consulte ou transmet des informations sur des personnes identifiables : fichiers clients, paie, dossiers patients, vidéosurveillance, cookies d’un site internet. Artisans, professions libérales, TPE et PME, établissements de santé et collectivités sont concernés, sans seuil d’effectif ; seules les obligations sont proportionnées.

Les principes

  • Licéité et finalité : chaque traitement s’appuie sur une base légale (contrat, obligation légale, intérêt légitime, consentement…) et poursuit un objectif précis, annoncé aux personnes.
  • Minimisation et durée de conservation : ne collecter que le nécessaire, fixer une durée et l’appliquer.
  • Sécurité : mesures techniques et organisationnelles proportionnées aux risques.
  • Transparence et droits : informer les personnes et répondre à leurs demandes d’accès, de rectification, d’effacement, d’opposition ou de portabilité.
  • Responsabilité (accountability) : être capable de démontrer sa conformité, documents à l’appui.

Les obligations concrètes

  • Tenir un registre des traitements, et un registre de sous-traitant si vous traitez des données pour le compte de clients.
  • Encadrer la sous-traitance par des clauses conformes à l’article 28, et les transferts hors Union européenne.
  • Informer les personnes au moment de la collecte : mentions sur les formulaires, politique de confidentialité, affichage vidéosurveillance.
  • Gérer les violations de données : les documenter et notifier la CNIL sous 72 heures lorsqu’un risque existe pour les personnes.
  • Réaliser une analyse d’impact (AIPD) pour les traitements à risque élevé : données de santé à grande échelle, surveillance, profilage.
  • Désigner un délégué à la protection des données dans les cas prévus par l’article 37, ou volontairement pour piloter la démarche. Voir la page consacrée au DPO.

Les sanctions

La CNIL contrôle, sur place ou en ligne, et sanctionne. Les amendes administratives peuvent atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu. Les sanctions publiées visent régulièrement des PME, pour des manquements courants : prospection sans consentement, vidéosurveillance excessive, durées de conservation non maîtrisées, sécurité insuffisante.

Au-delà de l’amende, une mise en conformité sérieuse protège votre réputation, rassure vos clients et vos partenaires, et répond aux exigences de plus en plus fréquentes des appels d’offres et des donneurs d’ordre.

Intelligence artificielle

Le RIA, règlement européen sur l’intelligence artificielle

Le règlement (UE) 2024/1689, dit « AI Act » ou RIA, est le premier cadre juridique complet sur l’intelligence artificielle. Il classe les systèmes d’IA selon le risque qu’ils font courir aux personnes et fixe des obligations graduées pour ceux qui les conçoivent et ceux qui les utilisent.

Risque inacceptable : pratiques interdites

Notation sociale, manipulation ou exploitation des vulnérabilités, reconnaissance des émotions au travail ou dans l’enseignement, catégorisation biométrique à partir de données sensibles, identification biométrique à distance en temps réel dans l’espace public sauf exceptions strictement encadrées.

Haut risque : obligations renforcées

Recrutement et gestion des salariés, accès à l’éducation, au crédit, à l’assurance ou aux services publics essentiels, infrastructures critiques, biométrie, justice et migration, et IA intégrée à des produits réglementés. Système de gestion des risques, qualité des données, documentation, surveillance humaine, journalisation et marquage CE.

Risque limité : transparence

Les personnes doivent savoir qu’elles dialoguent avec une IA (agents conversationnels) et les contenus générés ou manipulés par IA (hypertrucages, textes d’intérêt public) doivent être signalés comme tels.

Risque minimal : pas d’obligation spécifique

Filtres anti-spam, correcteurs, assistants de bureautique, jeux vidéo : la grande majorité des usages. Le RGPD continue de s’appliquer dès que des données personnelles sont traitées, et la maîtrise de l’IA par les équipes reste attendue.

Qui est concerné ?

Le règlement distingue les fournisseurs, qui développent un système d’IA ou le mettent sur le marché sous leur nom, et les déployeurs, qui l’utilisent sous leur autorité dans un cadre professionnel. La plupart des TPE, PME, établissements de santé et collectivités sont des déployeurs : un outil de tri de candidatures, un assistant conversationnel sur un site, un logiciel d’aide à la décision ou une fonction d’IA intégrée à un service en ligne entrent dans ce cadre. Les importateurs et distributeurs de systèmes d’IA ont aussi leurs obligations.

Ce que doit faire un déployeur

  • Recenser les systèmes d’IA utilisés dans l’organisme, y compris les fonctions d’IA des logiciels et services déjà en place, et qualifier leur niveau de risque.
  • Assurer la maîtrise de l’IA de ses équipes (article 4) : depuis le 2 février 2025, fournisseurs et déployeurs doivent veiller à ce que les personnes qui utilisent ces systèmes en comprennent le fonctionnement, les limites et les risques.
  • Pour un système à haut risque : l’utiliser conformément à la notice du fournisseur, confier la surveillance humaine à des personnes compétentes, contrôler la pertinence des données d’entrée, conserver les journaux générés par le système, informer les salariés et leurs représentants avant la mise en service, et informer les personnes concernées par une décision. Certains déployeurs (organismes publics, banques, assurances) doivent aussi réaliser une analyse d’impact sur les droits fondamentaux.
  • Respecter les obligations de transparence pour les agents conversationnels et les contenus générés par IA.
  • Coopérer avec les autorités de surveillance et signaler les incidents graves au fournisseur et à l’autorité compétente.

RIA et RGPD : deux règlements qui se complètent

Un système d’IA qui traite des données personnelles reste soumis au RGPD : base légale, information des personnes, analyse d’impact, encadrement des décisions entièrement automatisées (article 22), droits des personnes. Le registre des traitements et le registre des systèmes d’IA se construisent ensemble, et le délégué à la protection des données est le premier interlocuteur naturel de cette démarche. La CNIL a publié des recommandations sur le développement et l’usage de l’IA et accompagne les organismes sur ces sujets.

Les sanctions

Les amendes peuvent atteindre 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires annuel mondial pour les pratiques interdites, 15 millions d’euros ou 3 % pour les autres manquements, et 7,5 millions d’euros ou 1 % pour la fourniture d’informations inexactes. Pour les PME, c’est le montant le plus bas des deux qui s’applique.

Comment Asklépian vous accompagne

  • Cartographie des systèmes d’IA utilisés et des fonctions d’IA présentes dans vos outils.
  • Qualification du niveau de risque et registre des systèmes d’IA, adossé au registre des traitements.
  • Vérification des contrats et notices des fournisseurs, organisation de la surveillance humaine et de la documentation.
  • Sensibilisation et formation de vos équipes au titre de la maîtrise de l’IA.
Par où commencer ? Par un inventaire honnête des outils d’IA déjà utilisés dans votre organisme, souvent plus nombreux qu’on ne le pense. Asklépian vous aide à le dresser et à en déduire les obligations qui s’appliquent réellement à vous.

Notre méthode

Les cinq piliers de la conformité

Asklépian aborde chaque mise en conformité, RGPD comme RIA, sur cinq axes complémentaires. Ils peuvent être traités clé en main ou à la carte, selon ce qui existe déjà dans votre organisme.

Juridique

Bases légales, durées de conservation, mentions d’information, contrats de sous-traitance et de transfert, gestion des exercices de droits.

Organisationnel

Procédures, responsabilités, plans d’actions, mutualisation et simplification des processus qui manipulent des données.

Technique

Avis sur les dispositifs (géolocalisation, vidéosurveillance, systèmes d’IA), protection des données dès la conception pour vos logiciels et nouveaux traitements.

Physique

Accès aux locaux, aux postes et aux supports, protection des archives papier, politique de bureau propre.

Documentaire

Registres, analyses d’impact, revues périodiques et logiciel de documentation au titre de l’accountability.

Et surtout, l’humain

Sensibilisation et formation des collaborateurs, veille juridique commentée : la conformité tient d’abord aux réflexes de chacun.

Une question, un audit, une désignation de DPO ?

Appelez-nous pour nous décrire votre organisation et vos traitements. Un délégué certifié vous répond.

09 80 80 18 13

Téléphone
09 80 80 18 13
Horaires
Lun.–jeu. 8h30–12h, 13h–18h · ven. 9h–12h
Adresse
BP 30094, 33704 Mérignac Cedex
Clients DPO
Astreinte 09 80 80 59 48, avec votre code