Protection des données personnelles
Le RGPD en bref
Qui est concerné ?
Tout organisme, public ou privé, qui collecte, stocke, consulte ou transmet des informations sur des personnes identifiables : fichiers clients, paie, dossiers patients, vidéosurveillance, cookies d’un site internet. Artisans, professions libérales, TPE et PME, établissements de santé et collectivités sont concernés, sans seuil d’effectif ; seules les obligations sont proportionnées.
Les principes
- Licéité et finalité : chaque traitement s’appuie sur une base légale (contrat, obligation légale, intérêt légitime, consentement…) et poursuit un objectif précis, annoncé aux personnes.
- Minimisation et durée de conservation : ne collecter que le nécessaire, fixer une durée et l’appliquer.
- Sécurité : mesures techniques et organisationnelles proportionnées aux risques.
- Transparence et droits : informer les personnes et répondre à leurs demandes d’accès, de rectification, d’effacement, d’opposition ou de portabilité.
- Responsabilité (accountability) : être capable de démontrer sa conformité, documents à l’appui.
Les obligations concrètes
- Tenir un registre des traitements, et un registre de sous-traitant si vous traitez des données pour le compte de clients.
- Encadrer la sous-traitance par des clauses conformes à l’article 28, et les transferts hors Union européenne.
- Informer les personnes au moment de la collecte : mentions sur les formulaires, politique de confidentialité, affichage vidéosurveillance.
- Gérer les violations de données : les documenter et notifier la CNIL sous 72 heures lorsqu’un risque existe pour les personnes.
- Réaliser une analyse d’impact (AIPD) pour les traitements à risque élevé : données de santé à grande échelle, surveillance, profilage.
- Désigner un délégué à la protection des données dans les cas prévus par l’article 37, ou volontairement pour piloter la démarche. Voir la page consacrée au DPO.
Les sanctions
La CNIL contrôle, sur place ou en ligne, et sanctionne. Les amendes administratives peuvent atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu. Les sanctions publiées visent régulièrement des PME, pour des manquements courants : prospection sans consentement, vidéosurveillance excessive, durées de conservation non maîtrisées, sécurité insuffisante.
Au-delà de l’amende, une mise en conformité sérieuse protège votre réputation, rassure vos clients et vos partenaires, et répond aux exigences de plus en plus fréquentes des appels d’offres et des donneurs d’ordre.